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Epopées, Histoires de quelques héros de la révolution

 

Ces hommes ont sacrifié leur jeunesse, leurs familles, leurs enfants et leur vie pour vivre libre et dans la dignité. Ils ont combattu l'ennemi avec courage et ils ont aimé leur patrie avec ardeur. Immortaliser leur combat et leur sacrifice est un acte de reconnaissance et de conscience pour nous .

Hamroun Med Ou Said :

Né en 1941 au sein d'une famille modeste à Ait-Mesbah, aîné de trois frères. Il a vécu toute son enfance au village . En 1954 l'année du déclenchement de la guerre d'Algérie, il n'avait que 12 ans, l'âge propice pour aller à l'école et jouer dans l’innocence  avec des gamins de son âge, mais le destin en a décidé autrement. Quelques années aprés,en 1957 plus exactement alors qu'il n'a pas soufflé encore sa 16ème bougie , il rejoignit le maquis avec quelques adolescents de son âge. Au lieu d'apprendre à lire et à écrire, il a appris à manipuler des armes. Le petit Mohamed Ou Said a vécu prés de 3 années au maquis aux côtés de ses compagnons. Une belle journée de l'année 1959, alors qu'il venait de rendre visite à ses parents et à sa famille au village avec ses compagnons de lutte et après avoir passé la nuit chez lui, des soldats Français ont fait une soudaine perquisition dans le village sans doute ils ont été avisé par la présence de Med Ou Said et ses compagnon. Aussitôt alerté par les coups de feux tirés par les soldats Français en direction d'un des amis qu'il l'attendait le lendemain matin à Tanadjelt en l'occurrence GUICI Ahcène, notre héros a pris alors la fuite de chez lui. Les soldats en le voyant ont tiré sur lui et le blesser à la cheville ce qui a rendu sa fuite compromise. En passant par la mosquée du village Med Ou Said a pris tout son temps pour rassurer les vieux affolés pas les tirs de balles qu'il a croisés en leur disant : " N'ayez pas peur, nous mourrons en hommes". Sa blessure à la cheville l'avait entravé pour continuer sa cavale. Les soldats l'ont alors attrapé à Anzavouq ( l'actuel Lakouyathe ). Le jeune Med Ou Said a été reconduit par les soldats à la place de Tassast ( le fief des fellagas) en le malmenant. On l'a fait adossé contre un mûr et sous les regards des femmes et enfants, les soldats n'arrêtaient pas de le tabasser, de l'humilier et de le menacer de mort. En dépit de tout et de son jeune âge ( 17 ans),le jeune Mohamed Ou Said était resté inébranlable. Un officier , sans doute le plus gradé de la troupe lui avait intimé l'ordre de prononcer " Vive l'Algérie Française". Le jeune captif avait répondu avec défi et fierté :" Vive l'Algérie Algérienne". C'était les derniers mots qu'il avait prononcés. Puisque les soldats n'avaient pas supporté le courage et la bravoure dont il avait fait preuve, ils lui avaient ôté la vie en le criblant de balles. Ce jour là , quatre autres enfants du villages sont tombés aux champs d'honneur.

HACHOUR Ahmed :

Né en 1920 à Ait-Mesbah. Il est issue d'une famille révolutionnaire et il était le cadet de huit frères. Il a fait partie de la première organisation du village qui a pris les armes pour rejoindre le maquis juste après l'appel du 1er novembre 54. Il était un homme d'honneur et très courageux . Il est tombé au champs d'honneur en 1956 à Ighil Tassa , entre Ait-Mesbah et Tagumount Oukerrouche". Il a été surpris par les soldats au moment où , il s'apprêtait à accomplir la prière de l'après midi " El Assar". Il a été rapidement encerclé. Il a riposté avec bravoure jusqu'à ce qu'il a épuisé toutes ses munitions avant de mourir en héros en laissant derrière lui une femme avec 5 enfants en bas âge.

HAROUZ Slimane ( dit John Claude ):

D'une mère Française , il est né en 1938 en France . Emigré qu’il était , il  connaissait à peine son pays et son village natal , alors  qu’il passait son service militaire en Algérie. Le jeune Slimane se rendait à son village pour rendre visite à sa famille . Les soldats Français qui campaient dans un village voisin avaient toute confiance en lui puisque ils le considéraient comme l’un des leurs  . Cependant notre jeune émigré  n’était pas resté indifférent et insensible aux souffrances et à l’oppression qu’enduraient ses frères de sang. Le peu de temps qu’il a passé au village au milieu de ses siens l’a convaincu de changer de camp . Il  a pris attache avec quelques Fellagas du village avec qui, il planifia une embuscade à Bouagala ( à l’entrée du village ) . Dans laquelle, ils ont réussi à éliminer quelques soldats français avec leurs chevaux. Ensuite il rejoignit le maquis avec ses compagnons où ,  il a passé quelques mois avant de tomber au champs d’honneur en héros en 1961. Les Soldats se sont bien réjouis après sa mort.

HABI Salem :

Né en 1927. Il rejoignit le maquis dés le déclenchement de la révolution. Il était quelqu’un de très calme et de très courageux . Il a participé à beaucoup de batailles . Il a rejoint les frontières algéro-tunisiennes pour s’équiper d’armes où , il a perdu d’ailleurs deux de  ses meilleurs compagnons en l’occurrence son cousin Ali et HADJEB Ahcene. L’Aspirant HABI Salem est tombé au champs d’honneur en mois de juin 1961, à  une année de l’indépendance de l’Algérie, en laissant derrière lui un enfant en bas âge .

GUICI Idir :

Né le 11/03/1938. Il rejoignit le maquis très jeune. On dit de lui qu'il était d'un courage extraordinaire et qu'il maniait bien les armes . Ils a pris part à beaucoup d'embuscades contre l'ennemi. En Février 1959, après s'être accroché lui et ses compagnons avec des soldats à la sortie du village , ils ont décidé de se replier en prennent la fuite en direction du maquis. Idir a refusé de fuir malgré les supplications des femmes qui s'y trouvaient , il a décidé de couvrir ses camarades. Seul à El Feraq Ivardhane ( sortie du village) , il riposta jusqu'à ce qu'il soit blessé . Avant de rendre l'âme , il détruisit son arme pour qu'elle ne soit pas récupérée par les soldats français .

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